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Qui sommes-nous ?




L’Association de Protection de la Vallée de la Noue (APVN) a été créée en 1997 ; depuis 2006, elle est reconnue au titre de l’environnement dans le cadre géographique du département de Saône et Loire. Elle compte actuellement une centaine d’adhérents et sympathisants, notamment des agriculteurs, principalement répartis sur les communes du bassin de la Noue, c'est-à-dire sur un territoire borné par les sommets de St Cyr, Suin et la Mère Boitier.

Les terrains de prédilection de l’APVN concernent surtout le traitement des déchets, la réduction des pollutions de toutes sortes, la maîtrise des nuisances dues aux infrastructures, la conservation des ressources en eau et la préservation des paysages.

La lutte contre les agressions à l’environnement a constitué l’objectif initial de ses actions. Celui-ci a évolué. Notre objectif est maintenant de stimuler les changements de mentalités et pratiques en matière d’environnement par de l’information grand public objective et des interventions auprès des enfants des écoles. Pour améliorer son efficacité et sa pertinence, l’APVN cherche d’une part à accroître sa reconnaissance par le dialogue avec les élus et les pouvoirs publics. D’autre part, elle crée un climat de compréhension et tolérance auprès de ses adhérents et sympathisants, qui contribue à l’intégration des habitants dans une nouvelle forme de ruralité.


1) Lutte contre les agressions à l’environnement.

- L’association est née d’un collectif des habitants de La Chapelle du Mont de France en lutte contre un projet de dancing d’un entrepreneur mâconnais sur un site totalement inapproprié de la commune. Grace à l’action de l’APVN auprès des tribunaux administratifs et des élus locaux, le projet n’a pas eu lieu. Ceci explique pourquoi l’APVN est historiquement et fortement ancrée sur La Chapelle du Mont de France.

- Une partie des adhérents voit d’ailleurs en l’APVN une organisation efficace pour obtenir des informations sur les projets locaux et contrecarrer ceux qui pourraient représenter des agressions environnementales inacceptables. Dans cet esprit, l’APVN s’est investie pour éviter l’installation d’une unité d’incinération d’ordures ménagères sur la zone industrielle Genève – Océan puis pour interdire des épandages de lisiers de porcherie industrielle sur les communes de Sivignon et Curtil sous Buffières.

- L’APVN suit ainsi et se tient au courant sur la plupart des dossiers qui concernent le pays de la Noue : RCEA, évolution de la zone industrielle Genève – Océan, urbanisation des communes rurales, déclinaison du Plan d’élimination des déchets…


2) Action sur les mentalités locales en matière d’environnement par de l’information grand public « objective ».

Il est nécessaire et urgent de changer de nombreuses pratiques de notre vie quotidienne de manière à protéger notre environnement tout en étant bien conscients qu’il y a des contraintes économiques incontournables. Nous pouvons toutefois contribuer à de telles orientations par notre impact direct au niveau local. Le grand public accède principalement à l’information par la télévision, les articles de presse et de plus en plus par internet. Cette information est souvent « orientée » ou non vérifiée de sorte que les opinions qui en résultent manquent d’esprit critique ou sont empruntes d’a priori, d’irrationnel et de dogme.

- Nous avons fait le choix d’informer le grand public sur des aspects où nous sommes sans doute les mieux placés de par nos compétences et le contexte local, c'est-à-dire dans des domaines touchant directement l’agriculture. Nous mettons ainsi en place des conférences/débats (« rendez-vous de la Noue ») sur des problématiques d’actualité pour lesquelles il y a une demande de clarifications. Nous vous invitons à prendre connaissance des thèmes abordés dans les rubriques « Rendez-vous de la Noue » et « Gazette »

- La seconde ligne d’action pour modifier les comportements se situe au niveau de l’éducation des enfants des écoles primaires (CM1, CM2). En collaboration avec les enseignants, une expérience a été tentée en 2007 avec les élèves du RPI de Brandon sur la problématique des déchets. L’impact a été considérable tant sur les enfants (se sont intéressés, se sont investis et ont pris de bonnes résolutions) que sur leur famille. Grâce au soutient financier de l’APVN, un DVD a pu être produit. L’opération sera renouvelée.


3) Reconnaissance de l’APVN.

- Depuis plusieurs années, nous développons les contacts et discussions avec les municipalités, Conseillers généraux et Député concernés. Ces discussions nous ont permis de nous faire connaître, d’obtenir des informations pertinentes et d’aboutir presque à un « mini Grenelle » local de l’environnement. Nous reprendrons ces contacts pour concrétiser les actions où l’APVN pourrait être utile (constitution des PLU, etc…)

- Nous avons fait reconnaître l’APVN comme association environnementale. Cet agrément nous permet d’accéder plus aisément aux dossiers administratifs. Nous espérons bientôt participer à des comités d’experts de l’administration. Il nous permet aussi une meilleure reconnaissance auprès des autres associations et fédérations départementales (APVLC, CDPN, CAPEN71, FNE…) avec lesquelles nous collaborons. Nous obtenons auprès d’elles beaucoup d’informations et bénéficions de leurs compétences et expériences.


4) L’APVN, vecteur d’une nouvelle ruralité.

L’APVN regroupe des habitants de longue date aussi bien que des résidents secondaires et de nouveaux arrivants; pour ces derniers, l’APVN constitue un facteur d’intégration au pays. On trouve dans l’APVN des retraités aussi bien que des actifs de tous âges. De nombreuses professions sont représentées. Une des originalités de l’APVN est la participation effective des agriculteurs y compris dans le Conseil d’administration. Tous les adhérents de l’APVN ont la « fibre environnementale » ; aucune appartenance politique ou religieuse n’est identifiable.

La ruralité a beaucoup changé en quelques décennies puisque les agriculteurs sont d’une part devenus minoritaires et d’autre part ont acquis une mauvaise image (pollueurs, créateurs de nuisances pour les autres résident). Les discussions au sein de l’APVN au cours des assemblées générales et moments de convivialité (banquet qui suit l’assemblée générale d’août, choucroute de novembre) ont permis localement d’améliorer considérablement la compréhension entre les agriculteurs et les autres catégories socio-professionnelles.


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